Dans le cadre du module développement territorial, les élèves en interfilière sont allés visiter différents acteurs favorisant les mobilités de personnes et de marchandises au sein de l’Eurométropole de Strasbourg.

A pieds, à vélo, en tram, en bus ou encore sur l’eau, plusieurs solutions existent à Strasbourg. Pour comprendre les solutions adoptées sur le territoire strasbourgeois pour faciliter le déplacement des usagers mais aussi des marchandises, trois visites étaient organisées : à l’Espace de logistique urbaine de la Fonderie assuré par La Poste, les infrastructures de la Compagnie strasbourgeoise des transports (CTS) et le port autonome.

La logistique urbaine de La Poste

A l’Espace de logistique urbaine, l’objectif était de présenter leur démarche de logistique urbaine décarbonée. La performance environnementale du transport de marchandises est un enjeu important qui se traduit notamment par un nombre de colis acheminés qui a doublé en 10 ans. Leur objectif est d’atteindre la neutralité carbone en 2040, soit 10 ans avant les engagements pris lors des accords de Paris.

En parallèle, les émissions carbone totales du groupe ont baissé malgré le doublement de l’activité. Malgré tout, les enjeux de logistique urbaine sont très dépendants des décisions des collectivités. Par exemple à Strasbourg, la circulation des véhicules est interdite après 11h dans le centre-ville. Les échanges ont permis d’évoquer de nombreuses recommandations sur l’adaptation des règlementations locales pour faciliter la logistique en ville. La ville de Strasbourg est pionnière dans l’utilisation des vélos cargos : ce mode de déplacement peut transporter jusqu’à 150 kg. Une expérimentation récente est menée sur le transport de colis par tram.

Un port en cœur de ville

Strasbourg possède le 2ème port fluvial français. Il joue le rôle de façade maritime pour le Grand Est, avec un trafic équivalent à celui de certains ports maritimes. Son activité se concentre autour de deux fonctions :

  • Un hub pour la logistique internationale, européenne, nationale et régionale
  • 1ère zone industrielle et logistique du Grand Est.

En moyenne, les différents sites des Ports de Strasbourg comptent 500 entreprises implantées, voient transiter 800 000 tonnes de marchandises par voie fluviale et 1 300 000 par voie ferroviaire, accueillent 750 000 passagers Batorama, plus de 200 000 croisiéristes et comportent pas moins de 10 000 emplois directs.

Immersion à la CTS

La compagnie des transports strasbourgeois (CTS) fêtera ses 150 ans en 2027. Elle possède 3 dépôts, les élèves ont pu visiter le site historique de Cronenbourg, situé au nord de la ville. Cette société publique locale (SPL), composée de l’Eurométropole de Strasbourg (79,95%), la région Grand Est (20%) et la ville de Kehl en Allemagne (0,05%) relient les 33 communes de l’Eurométropole avec 112 trams, 269 bus, 4 stations de taxibus (desserte de soirée pour certaines communes de la seconde couronne, 3 lignes de hibus (bus de nuit) et un service de réservation à la demande pour les plus éloignés. En lien avec l’Eurométropole, cette SPL participe à la réduction de la voiture en ville par une complémentarité des modes de transport (parkings relais et pôles d’échanges multimodaux, itinéraires cyclables, réseau de transports en commun hiérarchisé). Leur objectif : créer la ville du quart d’heure grâce à un réseau maillé efficacement, avec plusieurs types de déplacement hors véhicule.

La mission de régulation assurée par des agents de la CTS est stratégique. Grâce à son poste de commande centralisé, la société peut surveiller l’ensemble du réseau et intervenir dès que nécessaire, environ 20h par jour. Enfin, l’atelier de maintenance de la CTS s’emploie à réparer rames de tram et bus, pour assurer la continuité du service. Une entreprise bien implantée à Strasbourg, qui participe également à développer le fret via le tram comme alternative aux véhicules et autres camions.

Les mobilités sous toutes leurs formes

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